Le président américain, qui avait menacé mardi "d'anéantir la civilisation iranienne", a fini par repousser l'ultimatum qu'il avait fixé à Téhéran, sous réserve du déblocage du détroit d'Ormuz par le régime iranien.
Donald Trump, le 6 avril 2026, à la Maison Blanche. (KYLE MAZZA / NurPhoto / AFP) A moins de deux heures de la fin de son ultimatum,
Donald Trump a déclaré mardi 7 avril qu'il acceptait de suspendre pendant deux semaines les bombardements contre l'
Iran et qu'il était prêt à un cessez-le-feu si Téhéran rouvrait "complètement" le détroit d'Ormuz, crucial pour le commerce international."J'accepte de suspendre les bombardements et les attaques contre l'
Iran pendant deux semaines", écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social, à l'issue de discussions de dernière minute avec des médiateurs pakistanais. "Sous réserve de l'accord de la République islamique d'
Iran pour l'ouverture complète, immédiate et sécurisée du détroit d'Ormuz, j'accepte de suspendre les bombardements et les attaques contre l'
Iran pour une durée de deux semaines", ajoute le chef d'Etat dans ce message, dans lequel il évoque "un cessez-le-feu réciproque".Dans son message, le président américain assure aussi avoir reçu "une proposition en dix points de l'
Iran" qui "constitue une base de négociation viable", et assure que les discussions sont "très avancées" en vue d'un accord de "paix à long terme" avec l'
Iran. "Presque tous les points de désaccord antérieurs ont été résolus entre les États-Unis et l'
Iran, mais une période de deux semaines permettra de finaliser et de mettre en œuvre l'accord", poursuit
Donald Trump.Mardi soir, le Premier ministre pakistanais avait demandé au président américain d'accorder un délai supplémentaire de deux semaines. "Les efforts diplomatiques en vue d'un règlement pacifique de la guerre en cours au Moyen-Orient progressent de manière constante, vigoureuse et déterminée" et pourraient "déboucher sur des résultats substantiels dans un avenir proche", avait assuré
Shehbaz Sharif, l'un des médiateurs clé entre les parties dans cette guerre au Moyen-Orient, dans un message publié sur X. Le président américain "est au courant de la proposition et il y aura une réponse", avait réagi sa porte-parole,
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