Les minorités visibles sont les plus touchées, d'après l'institut : 80% des personnes perçues comme "noires" et 70% des personnes perçues comme "arabes" assurent avoir déjà subi du racisme. Publié le 09/04/2026 07:07 Mis à jour le 09/04/2026 11:01 Une femme tient une pancarte lors de la manifestation contre le racisme et en soutien à
Bally Bagayoko, le 4 avril 2026 à
Saint-Denis (
Saint-Denis" class="entity-link entity-location" data-entity-id="47485" data-entity-type="location">Seine-
Saint-Denis). (DJOUDI HAMANI / HANS LUCAS / AFP) "Le racisme est loin d'être un phénomène marginal ou résiduel" en
France. Près d'une personne sur deux (46%) estime avoir déjà été victime de racisme, selon un sondage*
Ifop pour la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) rendu public jeudi 9 avril. Les formes que prend le racisme sont diverses : un quart (25%) des sondés affirme avoir fait l'objet de moqueries désobligeantes ou de propos vexants, un autre quart (24%) d'insultes ou d'injures, 14% de menaces, 11% de vols ou de dégradations et 9% d'actes de violence physique.Les minorités visibles sont les plus touchées. Ainsi, 80% des personnes perçues comme "noires" et 70% des personnes perçues comme "arabes" assurent avoir déjà subi du racisme. Par ailleurs, près de quatre personnes "blanches" sur dix (39%) disent également en avoir été victimes. Celles-ci sont plus susceptibles d'être touchées lorsqu'elles ne sont pas françaises de naissance, qu'elles possèdent un accent, qu'elles appartiennent à une minorité religieuse ou qu'elles habitent un quartier populaire, note l'
Ifop. "L'hostilité envers les 'Blancs' est donc un phénomène réel, mais structurellement différent de ce que vivent les minorités : il ne s'accompagne pas du même degré de systématicité institutionnelle (l'école, l'emploi, la police discriminent faiblement les 'Blancs'), ni de la même épaisseur historique, ni du même effet de cumul", écrit aussi l'institut de sondage, alors que l'extrême droite a popularisé ces dernières années l'expression contestée de "racisme anti-Blancs". "Ce que l'enquête documente n'est pas une catégorie politique : c'est une réalité vécue, mesurée avec les mêmes outils que pour les autres populations", poursuit l'
Ifop.L'appartenance religieuse, notamment lorsqu'elle est rendue visible par un vêtement, constitue un second facteur majeur d'exposition au racisme. Les musulmans (79%) et les juifs (69%) sont les plus visés, devant les bouddhistes (64%) ou les catholiques (43%). "Les discriminations à caractère religieux s’ajoutent aux discriminations ethno-raciales pour former des expériences cumulées", note l'
Ifop.L'institut relève que le milieu scolaire et le monde du travail sont des lieux où le racisme s'exprime tout particulièrement. Ainsi, plus d'un tiers des personnes perçues comme "arabes" (35%) et "est-asiatiques (34%) disent avoir déjà fait l'objet de discriminations dans un établissement scolaire. Près d'un tiers (30%) des personnes "noires" disent avoir été discriminées au travail pour cette raison. Enfin, le traitement par les institutions, notamment la police, génère un sentiment de défiance chez les personnes victimes de racisme. Ainsi, plus d'un tiers des personnes "noires" ou "arabes" (34%) estiment avoir été traitées de façon injuste par la police au cours des 12 derniers mois, contre 19% pour l'ensemble des Français.Plus d'un Français sur deux (52%) victime de discriminations racistes ou religieuses a adopté une stratégie d'évitement des situations à risque. Ainsi, 39% ont évité de fréquenter certaines rues ou certaines zones, 19% ont évité "d'afficher une apparence susceptible de révéler leurs origines" et 19% ont volontairement dissimulé leurs origines sur internet ou les réseaux sociaux. Cette stratégie d'évitement a concerné 81% des Français juifs, 58% des musulmans et 54% des catholiques, selon cette enquête. Selon ce sondage, 22% des victimes d'agressions ou de discriminations ont déjà envisagé de quitter la
France. Ce chiffre est particulièrement élevé parmi les Français juifs (55%) et musulmans (46%).Selon un bilan communiqué en mars par le ministère de l'Intérieur, les services de police et de gendarmerie ont enregistré en 2025 plus de 9 700 crimes ou délits à caractère raciste, xénophobe ou antireligieux, soit une augmentation de 5% par rapport à 2024. Sur la décennie 2016-2025, ces faits sont en hausse de 7% en moyenne par an.* Cette étude a été réalisée par téléphone du 8 août au 2 septembre 2025 auprès d'un échantillon de 14 025 personnes représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus. Ces enfants incarnent Simba et Nala dans la comédie musicale du "Roi Lion" Échec des négociations : nouvelles menaces sur le détroit d'Ormuz Fatigue, ravito, pancartes... On a assisté au Marathon de Paris 2026 Combien de temps faut-il rester sur les toilettes ? Guerre au Moyen-Orient : échec des négociations entre l'Iran et les Etats-Unis Concerts de Céline Dion : pourquoi ces tarifs exorbitants ? Guerre au Moyen-Orient : échec des négociations entre l'Iran et les Etats-Unis Guerre au Moyen-Orient : l'impact sur le tourisme au Vietnam Prudence, les chenilles processionnaires sont de retour ! UBB-Toulouse, les impressionnants chiffres d'un choc de titans en quarts de Champions Cup Pourquoi Tadej Pogacar peut remporter Paris-Roubaix Zaho : "Enfant, je ne voulais pas devenir une adulte aigrie" Grêle à Marrakech : la ville rouge recouverte de blanc Etats-Unis-Iran : bras de fer dans le détroit d'Ormuz "Rends-toi" : le beau-frère de Xavier Dupont de Ligonnès sort du silence,15 ans après le drame Fabriquer du hasard, une quête depuis 12 000 ans ! Mission Artemis II : retour sur Terre réussi pour les 4 astronautes Le plan d'électrification de la
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