Ces frappes d'une ampleur inédite mercredi, ont été les plus meurtrières pour le Liban depuis le début de la guerre même si ni Washington ni Tel-Aviv n'incluent le Liban dans la trêve avec l'
Iran. Publié le 09/04/2026 08:47 Mis à jour le 09/04/2026 08:57 Le ministre des Affaires étrangères,
Jean-Noël Barrot, le 9 mars 2026 sur
France Inter. (
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France) Le ministre des Affaires étrangères
Jean-Noël Barrot parle d'un "choc" et dénonce "des attaques intolérables qui fragilisent le cessez-le-feu" sur
France Inter jeudi 9 avril après les frappes meurtrières d'Israël mercredi sur des zones résidentielles de Beyrouth malgré la trêve entre l'
Iran et les Etats-Unis. "Nous condamnons fermement ces frappes massives qui en dix minutes ont fait plus de 250 morts", réagit
Jean-Noël Barrot. Avant d'ajouter que "pour toutes celles et ceux qui ont un lien particulier, un lien d'affection et d'amitié avec le Liban, c'est évidemment un choc très profond. C'est aujourd'hui une journée de deuil national au Liban et nous nous y associons pleinement". Le Liban consacre en effet jeudi une journée de deuil national, après les pires bombardements qu'ait connus le pays depuis le début de la guerre, faisant 182 morts selon les autorités libanaises.Pour le chef de la diplomatie française, "le Liban doit être impérativement couvert" par le cessez-le-feu, ce que refuse le gouvernement israélien. "Le Liban ne doit pas être la victime expiatoire d'un gouvernement contrarié parce qu'un cessez-le-feu a été trouvé entre les Etats-Unis et l'
Iran", dénonce
Jean-Noël Barrot, qui souligne que "la destruction de l'Etat libanais ne détruira pas le
Hezbollah, au contraire, elle le renforcerait". La
France a "agi depuis le premier jour pour [se] tenir aux côtés du peuple libanais", rappelle le ministre. "Nous avons appelé Israël à saisir la main tendue du gouvernement libanais pour avancer au plus vite vers des négociations, des discussions, un dialogue qui serait historique entre les gouvernements israélien et libanais pour traiter du cessez-le-feu, du désarmement du
Hezbollah, qui est une priorité, et du règlement définitif du différend qui oppose Israël et le Liban depuis des décennies", affirme-t-il. Un peu plus tôt dans la matinée de jeudi, l'ambassadeur d’Israël en
France Joshua Zarka affirmait sur franceinfo que "non, Israël ne met pas le cessez-le-feu en danger" au Moyen-Orient. Pour ce dernier "ce ne sont pas des bombardements de civils. Il est possible que des civils aient été touchés dans ces bombardements qui ciblaient directement liés au
Hezbollah. Tout ce qui a été ciblé était lié au
Hezbollah : des hauts gradés, des soldats, des membres et des infrastructures". Avant de préciser que le cessez-le-feu "n'inclut pas le Liban".Selon la communauté internationale, ces attaques israéliennes risquent pourtant de compromettre le cessez-le-feu entre l'
Iran et les Etats-Unis, tenant déjà sur un fil pour son deuxième jour. Ces frappes au Liban font en effet peser un "grave danger sur le cessez-le-feu et les efforts menés en faveur d'une paix durable et générale dans la région", soutient dans la nuit de mercredi à jeudi le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, dans un communiqué de son porte-parole.Sans compter que pour l'
Iran, ce cessez-le-feu au Liban est l'une des "conditions essentielles" de la trêve avec les Etats-Unis, comme le rappelle mercredi le président iranien Massoud Pezeshkian, selon l'agence Isna.Les gouvernements israéliens et américains désavouent de leur côté la mise en œuvre du cessez-le-feu sur le territoire libanais. "Si l'
Iran veut que cette négociation capote à cause d'un conflit dans lequel ils se font étriller au Liban, qui n'a rien à voir avec eux, et dont les Etats-Unis n'ont jamais dit qu'il faisait partie du cessez-le-feu, c'est leur choix", soutenait mercredi le vice-président américain JD Vance. Détroit d'Ormuz : une réouverture au compte-goutte Cécile Kohler et Jacques Paris : les premiers mots des ex-otages 100 frappes en 10 minutes : journée meu*trière au Liban La pétition contre la loi Yadan réunit 500 000 signatures EDF va donner 240 millions d’euros aux Français, mais lesquels ? Le retour en
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