Le 10 avril 2026 à 11h35 Les députés ont voté à 120 voix contre 105 une motion de rejet préalable des macronistes sur la proposition de loi visant à permettre aux salariés de certains établissements et services de travailler le 1er mai. Un moyen d’accélérer le parcours législatif du texte, au grand dam des opposants. Passer la publicité Passer la publicité L’
Assemblée accélère les débats sur le 1er mai. Ce vendredi, les députés ont voté à 120 voix contre 105 une motion de rejet préalable sur la proposition de loi visant à permettre aux salariés de certains établissements et services de travailler le 1er mai. Il ne s’agit pas pour autant d’un échec pour les défenseurs de ce texte, qui comptent au contraire en profiter pour accélérer les débats et l’application du texte. Vivement opposée à cette proposition de loi, déjà votée au
Sénat, la gauche avait en effet prévu d’empêcher son adoption par tous les moyens. La France Insoumise (LFI), en particulier, semblait miser sur l’obstruction parlementaire pour empêcher son adoption. Sur les plus de 200 amendements déposés en marge de l’examen du texte, près de 100 ont été déposés par le parti d’extrême gauche, par l’intermédiaire de ses députés
Ersilia Soudais et
Thomas Portes. Des amendements suggéraient de créer de nombreux jours fériés supplémentaires, et un autre visait simplement à «relever l’indécence de la proposition de loi». Passer la publicité Afin de contourner cette manœuvre de la gauche, les macronistes, soutiens du texte, ont donc déposé une motion de rejet préalable, adoptée ce vendredi. «Alors que nous voulons débattre en hémicycle de ce sujet important pour des milliers de commerçants et légiférer en leur faveur, certains groupes politiques ont fait le choix de l’obstruction parlementaire, rendant impossible l’examen de ce texte dans un délai raisonnable», s’est agacée
Nicole Dubré-Chirat, pour le groupe EPR, dénonçant le «mépris» des groupes concernés à l’encontre «des boulangers, des fleuristes» et autres artisans. Critiques des syndicats et de la gauche Dans une ambiance tendue, les suspensions de séance se sont ensuite enchaînées, de même que les rappels au règlement réclamés par les groupes de gauche. Le communiste
Stéphane Peu a dénoncé une «manœuvre de négation» des droits de l’
Assemblée, et le socialiste
Boris Vallaud a regretté que le débat de fond soit escamoté. L’insoumis
Aurélien Saintoul a quant à lui critiqué un «sabordage parlementaire», et
Mathilde Panot a rappelé que «tous les syndicats» étaient opposés à «la destruction de ce droit» au repos le 1er mai. Et d’accuser, par la voix d’Hadrien Clouet, les «bourgeois» de faire des «coups de force parlementaires par des 49.3 pour contourner le débat de notre
Assemblée nationale». Sans surprise, la nouvelle de cette manœuvre parlementaire a été accueillie froidement par les syndicats. La patronne de la CGT, Sophie Binet, s’est insurgée contre le «passage en force» des élus, qui «se paiera très cher». «Toujours la même méthode, le même passage en force contre le monde du travail», a vitupéré la représentante, qui a qualifié ce vote de «coup de poignard dans le dos des millions de travailleurs». Ainsi rejeté par l’
Assemblée nationale, le texte part directement en commission mixte paritaire (CMP), où seront présents les sénateurs, qui soutiennent majoritairement la proposition de loi. Le rapporteur du texte à l’
Assemblée, le député LR Thibault Bazin, se montrait confiant sur l’avenir de ce dispositif : «Nous avons obtenu une majorité en commission, c’est un signal positif des équilibres dans l’hémicycle. De plus, le texte initial a été corrigé pour que ses effets soient très limités.» Extension du travail le 1er mai : les députés rejettent le texte avant son examen pour éviter «l’obstruction» de la gauche S'ABONNER Pétrole, gaz, or, taux d’intérêt... Les marchés s’emballent après l’annonce d’un cessez-le-feu en Iran Les prix du pétrole et du gaz se détendent, après que les États-Unis et l’Iran ont acté un cessez-le-feu de deux semaines en échange d’une réouverture du détroit d’Ormuz. Le Trésor et la Fed alertent les grandes banques américaines sur les risques liés à l’IA Claude Mythos DÉCRYPTAGE - Scott Bessent et Jerome Powell ont reçu, mardi, les dirigeants de Bank of America, Citigroup, Goldman Sachs Morgan Stanley et Wells Fargo pour les sensibiliser sur ce nouveau modèle d’Anthropic, capable de détecter les failles dans leurs systèmes informatiques. À partir de lundi il n’y aura plus d’agents en cabine au péage du pont de l'île de Ré Depuis sa mise en service le 19 mai 1988, l’ouvrage a vu sa fréquentation annuelle plus que doubler, passant de 1,5 million d’usagers en 1989 à 3,4 millions actuellement. 1er Mai : les syndicats s’énervent, Matignon temporise Dans un courrier adressé à Sébastien Lecornu, les huit principales organisations syndicales dénoncent le « passage en force » du texte à l’
Assemblée nationale. 1er mai : quelles professions seraient concernées par l’élargissement de l’autorisation de travailler ? Alors que les syndicats appellent l’exécutif à «respecter la démocratie sociale», Matignon compte sur une commission mixte paritaire pour faire passer le texte avant la fin du mois. Comment la Fête du travail est devenue le symbole des luttes sociales RÉCIT - Il y a 140 ans, la condamnation à mort de leaders syndicaux américains a inscrit cette date comme un symbole de la lutte des travailleurs. Le 1er Mai ravive les clivages entre la gauche et la droite sur le travail DÉCRYPTAGE - Les députés sont appelés à voter pour étendre l’autorisation à travailler en ce jour férié historique. Laurence de Charette: «L’homme, cet animal religieux» LE BLOC-NOTES - Loin de chasser Dieu, la modernité pourrait lui ouvrir, y compris à son insu, ou même contre son gré, d’autres horizons. 1er-Mai : la gauche se réunit à Dunkerque, sans Mélenchon et Roussel qui défileront à Paris et Valenciennes La gauche syndicale et partisane rêve d’un «1er-Mai de masse», dans un contexte économique et social marqué par un chômage en forte hausse et une industrie fragilisée. Entre 100.000 et 150.000 manifestants en France, dissolution de groupes d’ultragauche... Ce qui est prévu pour le 1er mai Selon une source policière, entre 100 000 et 150 000 manifestants sont attendus en France pour la Fête du travail. L’événement, habituellement suivi, requiert un encadrement policier important et la mise en place de mesures préventives. Fête du travail : un boulanger sanctionné pour avoir fait travailler ses salariés un 1er mai Son cas n’est pas isolé et révèle le flou juridique qui entoure les 35.000 boulangeries du pays si elles emploient de la main-d’œuvre le premier jour de mai. Quelles sont les professions qui pourraient travailler le 1er mai, si une proposition sénatoriale est adoptée ? Deux sénateurs centristes ont déposé une proposition de loi pour permettre à plusieurs professions d’ouvrir le 1er mai, sans restrictions et sur la base du volontariat. Météo : qu’est-ce que le seuil de chaleur, qui sera dépassé cette semaine en France ? Le 1er mai sera marqué par des températures supérieures à 25°C sur une grande partie du pays, selon Météo-France.