Le 10 avril 2026 à 12h05 Les élus LFI ont déposé plainte après avoir reçu un courrier raciste détournant des images de «Tintin au Congo» et des tags racistes à
Bagnères-de-Bigorre. Passer la publicité Passer la publicité Cinq députés et maires noirs de LFI,
Danièle Obono,
Aly Diouara,
Carlos Martens Bilongo,
Nadège Abomangoli et
Bally Bagayoko, ont porté plainte à
Paris, dénonçant un courrier détournant «Tintin au Congo» reçu à l'
Assemblée Nationale, a appris vendredi l'
AFP auprès de leur avocate. Trois d'entre eux ont aussi porté plainte à
Tarbes (
Hautes-Pyrénées), pour des tags découverts ce weekend à
Bagnères-de-Bigorre. A
Paris, la missive avait été reçue le 26 mars, adressée au groupe parlementaire et dans laquelle les élus sont nommés, selon la plainte déposée jeudi pour injures publiques à caractère raciste et consultée par l'
AFP. Passer la publicité «Tintin au Congo» La lettre incriminée comporte des cases détournées de «Tintin au Congo», assorties notamment des légendes suivantes «LFI ? Y'en a bon pou' nous Bwana», «
Nadège Abomangoli /
Carlos Martens Bilongo /
Aly Diouara /
Danièle Obono échappée du Zoo de Beauval». Leur avocate, Me Chirinne Ardakani, a dénoncé dans un communiqué adressé à l'
AFP un «recours systématique au procédé d'animalisation et de déshumanisation», qui suggère «une prétendue supériorité du groupe social de personnes blanches sur les personnes noires», «déniant» ainsi aux élus «leur appartenance à la communauté nationale». «Ce déchaînement quotidien de haine raciste» à l'encontre d'élus a atteint «son paroxysme depuis plusieurs semaines à la faveur des élections municipales», estime Chirinne Ardakani.
Danièle Obono,
Carlos Martens Bilongo et
Bally Bagayoko, ont aussi porté plainte après la découverte sur un mur de la commune de
Bagnères-de-Bigorre d'une inscription «Bagayoko Obono Bilongo Hassan : Remigration». Absence «de réaction significative de la part des autorités» Un tag constitutif pour Me Ardakani d'«injures publiques aggravées à caractère raciste» reposant notamment sur des «origines ethniques déterminées ou supposées», «des origines africaines des plaignant-es» ou encore «de leur couleur de peau noire». La mairie de
Bagnères-de-Bigorre a porté plainte dès la découverte de ces tags, relevés alors que plusieurs milliers de personnes étaient rassemblées contre le racisme samedi à Saint-Denis, à l'appel de
Bally Bagayoko.
Carlos Martens Bilongo avait aussi déjà porté plainte en janvier à
Paris, après avoir reçu des lettres anonymes de menaces de mort racistes. «Dans la majorité des cas, les infractions interviennent aux termes d'un harcèlement massif», amplifié par des «influenceurs identitaires», des «personnalités politiques classées à l'extrême droite», ainsi que par «nombre de chaines d'information en continu», a accusé Me Ardakani. Face au classement sans suite de «nombre des plaintes déposées» et à l'absence «de réaction significative de la part des autorités»,
Carlos Martens Bilongo,
Nadège Abomangoli,
Aly Diouara et
Bally Bagayoko ont indiqué saisir vendredi la Rapporteuse spéciale de l'ONU pour alerter «sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l'intolérance». Cinq élus noirs de LFI déposent plainte après un courrier reprenant «Tintin au Congo» et des tags racistes S'ABONNER Le député LFI Raphaël Arnault affirme n’avoir jamais envisagé de démissionner après la mort de Quentin Deranque Alors que le retour à l’Assemblée du fondateur de La Jeune Garde a fait polémique, il assure avoir reçu un accueil chaleureux de nombreux collègues socialistes et écologistes. Devant le Conseil d’État, la Jeune Garde se revendique « mouvement social de terrain » COMPTE RENDU D’AUDIENCE - L’avocat de l’organisation antifasciste l’a défendue de toute « dérive totalitaire » devant la juridiction qui doit décider de sa dissolution. L’éditorial de Vincent Trémolet de Villers : « LFI et la drogue du mensonge » Raphaël Arnault, Rima Hassan... Le parti de Jean-Luc Mélenchon vit dans une surréalité hallucinogène où tous ses adversaires sont coupables et tous les Insoumis sont victimes. Le Conseil d’État se penche sur la dissolution de la Jeune Garde, contestée par l’association antifa DÉCRYPTAGE - Prononcée en juin 2025, elle a fait l’objet d’un recours formé par l’association antifa. Mais depuis, le jeune Quentin Deranque est mort sous les coups de ses militants. Les « provocations suivies d’effets » et la « proportionnalité » de la mesure seront au cœur de l’examen juridique. Abdoulaye Kanté : flic et élu, il refuse le désarmement de la police municipale PORTRAIT - Nouveau conseiller municipal à
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