flux rss (Nouvelle fenêtre) Après un cessez-le-feu fragile, des discussions cruciales s’ouvrent, samedi, à
Islamabad sous haute sécurité, avec des acteurs clés des deux camps. Mais entre méfiance, désaccords sur le nucléaire et enjeux régionaux, les négociations s’annoncent particulièrement délicates.
Mohammad Ghalibaf, chef de la diplomatie Iranienne ( à gauche) et le vice-président amércain JD Vance ( à droite) devraient participer aux négociations à
Islamabad. (ICANA NEWS AGENCY / ATTILA KISBENEDEK) Après le cessez-le-feu fragile mis en place cette semaine, des discussions sur un plan de paix doivent débuter samedi 11 avril au
Pakistan. Cette rencontre au sommet doit se dérouler dans la capitale,
Islamabad, située tout au nord du
Pakistan, près de la frontière indienne. Une ville d’un million d’habitants, moderne, avec ses hôtels, ses universités et les contreforts de l’Himalaya en décor.Avant cet Everest diplomatique, la ville a commencé à se transformer. Des militaires ont investi les rues depuis jeudi, le quartier des ambassades a été bouclé et les clients d’un grand hôtel de la capitale ont été priés de plier bagage. L’hôtel Serena devrait accueillir les pourparlers, selon les médias pakistanais. Le
Pakistan, grand voisin de l’
Iran, doté de l’arme nucléaire, a su s’imposer comme un pays médiateur dans ce dossier, notamment grâce à sa capacité à parler à tout le monde : les Américains, les Chinois et les Iraniens, dont il représente les intérêts à Washington depuis des années. Directement concerné par le conflit, le
Pakistan sera sans doute plus qu’un simple pays d’accueil pour ces pourparlers. Un acteur des négociations, comme l’Égypte ou la Turquie. Un homme en particulier aura un rôle important : le chef de l’armée pakistanaise,
Asim Munir. Un militaire que
Donald Trump décrit comme son "maréchal préféré" et qui a œuvré en coulisses pour mettre les deux camps autour de la table. Côté iranien, le président de l’Assemblée,
Mohammad Ghalibaf, et le chef de la diplomatie,
Abbas Araghtchi, sont désignés pour mener les discussions. Leur arrivée au
Pakistan reste entourée de secret pour des raisons de sécurité. Les mêmes raisons sont avancées pour entretenir le doute sur la présence du vice-président américain,
J. D. Vance. C’est lui qui est censé conduire l’équipe américaine, entouré des deux lieutenants habituels de
Donald Trump : son gendre Jared Kushner et son émissaire Steve Witkoff, qui a l’avantage d’entretenir des relations d’affaires avec le pouvoir pakistanais.
J. D. Vance est un personnage clé, lui qui était sans doute le plus hostile à une intervention militaire au sein de la Maison Blanche et que les Iraniens estiment moins aligné sur Israël que ses partenaires. Il va jouer très gros, pour lui comme pour son pays.Les négociations s’annoncent tendues. La défiance est immense et les positions très éloignées sur les points clés, à commencer par la question cruciale du nucléaire iranien. Une guerre de communication a déjà débuté pour déterminer la base des discussions. Chaque camp arrive avec un document différent, et le blocage du détroit d’Ormuz comme le prolongement de la guerre au Liban peuvent faire capoter les négociations à tout moment. Le "souvenir" de détention de Jacques Paris, ex-otage en
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