Le Belge
Wout van Aert, souvent malchanceux ces dernières saisons dans le Nord, à enfin levé les bras en remportant
Paris-Roubaix ce dimanche pour la première fois de sa carrière. Il devance au sprint le champion du monde
Tadej Pogacar avec qui il est parti seul à plus de 50 kilomètres de l’arrivée dans une course complétement folle qui a vu
Mathieu van der Poel, triple vainqueur sortant, perdre à cause d’une double crevaison dans la Trouée d’Arenberg, avant de terminer finalement quatrième. Publié le : 12/04/2026 - 17:13Modifié le : 12/04/2026 - 17:17 3 min Temps de lecture Le Belge
Wout van Aert, souvent malchanceux ces dernières saisons dans le Nord, à enfin soulevé les bras en remportant
Paris-Roubaix ce dimanche pour la première fois de sa carrière. Il devance au sprint le champion du monde
Tadej Pogacar avec qui il est parti seul à plus de 50 kilomètres de l’arrivée dans une course complétement folle qui a vu
Mathieu van der Poel, triple vainqueur sortant, perdre à cause d’une double crevaison dans la Trouée d’Arenberg, avant de terminer finalement quatrième. AFP - ANNE-CHRISTINE POUJOULAT Il faisait partie des outsiders derrière Pogacar et van der Poel mais c’est bien lui qui a triomphé dans le
Vélodrome de Roubaix. Dans une course marquée par de nombreuses crevaisons,
Wout van Aert s’est adjugé l’Enfer du Nord devant Pogacar et décroche son deuxième Monument, six ans après avoir gagné sur
Milan-San Remo. Le Belge
Jasper Stuyven, arrivé treize secondes après Van Aert, complète le podium alors que le Français
Christophe Laporte a terminé cinquième. Déjà deuxième l'an dernier, Pogacar manque de justesse une nouvelle occasion de remporter le dernier Monument qui lui résiste encore. Il réalisera donc pas le Grand Chelem cette année. Pour Van Aert, en larmes, fauché par l'émotion à l'arrivée, c'est la consécration d'une vie à courir derrière une victoire dans l'un des deux grandes classiques pavées dont il rêve depuis l'enfance avec le Tour des Flandres.Le coureur de la
Visma-Lease a bike a connu énormément de déceptions, de chutes et de blessures ces dernières années, abonné à la malchance aussi à Roubaix où il a terminé deuxième en 2023, troisième en 2024 et quatrième en 2025. Perdant magnifique, éternel maudit, il a pris dimanche une revanche éclatante en battant facilement Pogacar au sprint pour décrocher, à 31 ans, sa deuxième victoire seulement dans un Monument après Milan-Sanremo en 2020.Malgré ses deux crevaisons, juste avant le secteur d’
Orchies puis celui d’Auchy-les-
Orchies, Van Aert a recollé à chaque fois au groupe de tête avant d’accélérer seul à l’avant en compagnie de
Tadej Pogacar. Les deux coureurs ne se sont plus quittés, le champion slovène a tenté à plusieurs reprises de distancer le Belge mais Van Aert n’a rien lâché. Le sprint est devenu inévitable dans le
Vélodrome de Roubaix et c’est le Belge, bien mieux armé dans cet exercice, qui a lancé une accélération fulgurante qui a laissé Pogacar sur place.Décuple vainqueur d'étape sur le Tour de France, il met fin à la série noire sur les classiques le jour même où son éternel rival,
Mathieu van der Poel, avait à son tour rendez-vous avec la malchance. En lice pour un quatrième sacre pour égaler Roger de Vlaeminck et Tom Boonen, le Néerlandais a vécu un cauchemar dans la terrible Trouée d'Arenberg où il a crevé à deux reprises pour perdre deux minutes sur les autres favoris.Au prix d'un énorme effort, il a réussi à se rapprocher jusqu'à vingt secondes de la tête mais c'est à ce moment-là que Pogacar et Van Aert ont accéléré pour partir à deux, dans le secteur d'Auchy-lez-
Orchies, à 53 km de l'arrivée. Dans le vélodrome, Van Aert a facilement fait la différence pour devenir le premier Belge à s'y imposer depuis Philippe Gilbert en 2017.