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SUN · 2026-04-12 · 16:37 GMTBRIEF NSR-2026-0412-64775
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France: 500 manifestants à Paris pour l'abolition de la prostitution, dix ans après la loi de 2016

Environ 500 personnes ont manifesté à Paris le 12 avril 2026 pour l'abolition de la prostitution, dix ans après l'adoption de la loi de 2016 qui pénalise les clients et dépénalise les personnes prostituées. L'événement, organisé par le Collectif Abolition, a mis en avant des témoignages de femmes de 14 pays, se présentant comme des "survivantes", qui soutiennent la loi française et souhaitent son application mondiale.

RFIRFIFiled 2026-04-12 · 16:37 GMTRead · 4 min
France: 500 manifestants à Paris pour l'abolition de la prostitution, dix ans après la loi de 2016
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Environ 500 personnes ont manifesté à Paris le 12 avril 2026 pour l'abolition de la prostitution, dix ans après l'adoption de la loi de 2016 qui pénalise les clients et dépénalise les personnes prostituées. L'événement, organisé par le Collectif Abolition, a mis en avant des témoignages de femmes de 14 pays, se présentant comme des "survivantes", qui soutiennent la loi française et souhaitent son application mondiale. Les manifestants, représentant 80 organisations, ont dénoncé la prostitution comme une violence et non un choix libre, résultant de la pauvreté et de la discrimination. Une députée socialiste a souligné que, bien que la loi de 2016 ait fait de la France un fer de lance de l'abolition, la prévention, notamment concernant la prostitution des mineures via les réseaux sociaux, reste insuffisante. La loi de 2016 a abrogé le délit de racolage et l’a remplacé par la pénalisation des clients.

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Près de 500 personnes ont manifesté dimanche à Paris pour l'abolition totale de la prostitution en France et dans le monde, dix ans après l'adoption d'une loi-cadre visant à lutter contre ce phénomène dans l'Hexagone. Publié le : 12/04/2026 - 18:37 3 min Temps de lecture Des manifestants brandissent une banderole proclamant « Les êtres humains ne sont pas des marchandises » lors d'une manifestation organisée par le Collectif Abolition, un réseau d'associations et de militants luttant contre la prostitution, à l'occasion du dixième anniversaire de la loi sur la prostitution en France, devant le Panthéon à Paris, le 12 avril 2026. La loi française de 2016 a rendu illégal l'achat de services sexuels, dépénalisé le travail du sexe et créé des dispositifs d'accompagnement pour aider les personnes à sortir de la prostitution. AFP - IAN LANGSDON Lors d’une petite cérémonie devant le Panthéon, les organisateurs ont fait témoigner des femmes sorties de la prostitution, originaires de 14 pays, se présentant comme des « survivantes », venues à Paris pour vanter la loi française et réclamer sa généralisation dans le monde. « La réalité de la prostitution, ce n’est aucunement le libre choix des femmes, c’est le résultat de la pauvreté, de l’isolement et de la discrimination sociale », a témoigné au micro l’une d’elles, coréenne. Avec la loi de 2016, qui pénalise les clients, « la est devenue le fer de lance de l’abolition de la prostitution », a expliqué Céline Thiebault-Martinez, députée socialiste de Seine-et-Marne et présidente du groupe d’étude sur la prostitution à l’Assemblée. « Mais le volet prévention reste très peu développé », alors même que la prostitution de mineures se développe, a-t-elle ajouté. Les recruteurs utilisent notamment les réseaux sociaux pour recruter des adolescentes, expliquant que la prostitution « est un travail comme un autre » ou qu’elles « ont la liberté de leur corps », a-t-elle regretté. Dans le cortège, à l’appel de 80 organismes, dont le Mouvement du Nid, la fondation Scelles et le Collectif national pour les droits des femmes, les manifestants arboraient de multiples pancartes comme « la prostitution est violence », « client homme normal comme Pelicot » ou « la prostitution n’est pas un job étudiant, c’est une violence ». À lire aussiProstitution: le Parlement vote définitivement la pénalisation du client La loi du 13 avril 2016 a abrogé le délit de racolage et l’a remplacé par la pénalisation des clients, passibles d’une amende de 1 500 euros, pouvant aller jusqu’à 3 750 euros en cas de récidive. Elle avait également aménagé un parcours de sortie de la prostitution pour les 40 000 personnes – dont une écrasante majorité de femmes – concernées en France, selon les estimations officielles. Autant d'avancées réelles, se félicite Claire Quidet, porte-parole du Mouvement du Nid, qui agit en soutien des personnes prostituées. Elle déplore toutefois, comme les autres associations participantes, que la loi soit encore incomplètement et inégalement appliquée sur l'ensemble du territoire. Les personnes vont pouvoir être accompagnées pendant deux ans pour trouver des alternatives, donc un emploi, travailler sur des formations, se reconstruire aussi sur le plan de leur santé physique, psychique. C'est un dispositif qui est particulièrement intéressant pour les personnes étrangères, puisque ça leur donne une autorisation provisoire de séjour qui leur permet de travailler. Et à l'issue des deux ans de parcours, si elles ont un emploi, ce qui est souvent le cas, elles peuvent avoir un titre de séjour plus pérenne. Il faut savoir aujourd'hui qu'en France, l'énorme majorité des personnes en situation de prostitution sont des personnes étrangères et pour beaucoup victimes de la traite. Ça fonctionne très bien. Après, dans l'application concrète, nous, ce que l'on déplore, c'est que, au terme des dix ans de la loi, on doit être à peu près sur l'ensemble du territoire français autour de 2 000 parcours de sortie de prostitution, ce qui est très bien, mais ce qui est beaucoup trop peu. Et nous, on appelle vraiment l'ensemble des préfectures à être beaucoup plus ouvertes aux parcours de sortie puisque malheureusement ça se heurte aussi aux politiques migratoires. Il y a des frilosités à délivrer, des autorisations de séjour pour des femmes qui ont été victimes de violences et pour qui c'est le seul critère qui devrait compter. 01:06 Mouvement du Nid : de réelles avancées mais une application inégaleLaura Martel Claire Quidet déplore aussi un nombre de sanctions trop faible et inégalement réparti, puisque quelques 11 000 achats d'actes sexuels ont été sanctionnés, soit seulement 2-3 par jour, dont 60 % en région parisienne, pointe-t-elle. En parallèle, le Strass, le syndicat du travail sexuel, organisait dimanche après-midi des « réflexions et débats » à Paris pour « travailler à une offre politique alternative ». Il dénonce à l’inverse « le bilan catastrophique » de la loi de 2016, notamment « en termes de précarisation » et « d’insécurité » pour les travailleuses et travailleurs du sexe. Ce syndicat ainsi que d’autres associations réglementaristes prônent un encadrement de la prostitution, plutôt que son interdiction. À lire aussi«Et la joie de vivre»: Gisèle Pélicot fait paraître un livre évènement et revisite sa terrible histoire Recevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail
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Keywords & salience

7 terms
abolition prostitution
0.90
loi prostitution 2016
0.80
pénalisation client
0.70
travail du sexe
0.60
violence
0.50
mineures
0.40
réseaux sociaux
0.40
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