Le 14 avril 2026 à 15h53 «La demande mondiale de pétrole devrait désormais reculer de 80.000 barils par jour en moyenne en 2026», évalue l’agence de l’énergie de l’OCDE, qui prévoyait une croissance de 730.000 barils par jour dans son rapport de mars. Passer la publicité Passer la publicité L’Agence internationale de l’énergie (AIE) prévoit pour 2026 une baisse de la consommation d’or noir dans le monde, qui fait face au «choc d’offre pétrolière le plus grave de l’histoire», marqué par une perte de 10 millions de barils par jour en mars, a indiqué l’Agence dans son rapport mensuel publié ce mardi 14 avril. L’AIE estime que la consommation mondiale de pétrole en 2026 devrait s’établir à 104,26 millions de barils par jour (mb/j) en moyenne, contre 104,34 mb/j en 2025. «La demande mondiale de pétrole devrait désormais reculer de 80.000 barils par jour en moyenne en 2026», évalue l’agence de l’énergie de l’OCDE, qui prévoyait une croissance de 730.000 barils par jour dans son rapport de mars. Au deuxième trimestre, la consommation atteindrait 102,07 mb/j, soit «une baisse prévue de 1,5 mb/j» sur un an, «la plus forte depuis que le Covid-19 a fait chuter la consommation de carburants», précise l’AIE, dont les prévisions évoluent chaque mois en fonction de la conjoncture. Passer la publicité La Russie tire son épingle du jeu «Initialement, les réductions les plus marquées de la consommation de pétrole ont été observées au Moyen-Orient et en Asie-Pacifique», notamment pour le carburant d’aviation et le gaz de pétrole liquéfié (GPL), très utilisé en cuisson, souligne l’AIE. «Cependant, la destruction de la demande devrait s’étendre à mesure que la pénurie et la hausse des prix persistent», prévient l’AIE, qui parle du «choc d’offre pétrolière le plus grave de l’histoire ». L’offre mondiale de pétrole a ainsi chuté en mars de 10,1 mb/j, pour s’établir à 97 mb/j, conséquence des attaques persistantes contre les infrastructures énergétiques du Golfe et des restrictions des livraisons de pétrole dans le détroit d’Ormuz. Dans ce contexte, la Russie a tiré son épingle du jeu, en voyant ses recettes d’exportation de brut doubler de février à mars, passant de 9,7 milliards de dollars à 19 milliards de dollars, grâce à l’envolée des prix et à une hausse de ses exportations de brut et de produits pétroliers. Guerre au Moyen-Orient : l'AIE prévoit la plus forte baisse de la demande de pétrole depuis le Covid au deuxième trimestre S'ABONNER Dix milliards d’euros par an : qui va payer pour le plan d’aide à l’électrification annoncé par Sébastien Lecornu ? DÉCRYPTAGE - Le premier ministre a annoncé vendredi que, pour réduire la dépendance de l’économie française aux hydrocarbures, l’État ferait passer son soutien à l’électrification de 5,5 à 10 milliards d’euros par an. Bourse : ces secteurs qui peuvent profiter du retour de l’inflation DÉCRYPTAGE - Avec la flambée des cours des hydrocarbures, les économies occidentales n’échapperont pas à la hausse des prix. Certaines valeurs s’en accommoderont parfaitement, d’autres risquent de souffrir. Derrière la réouverture du détroit d’Ormuz, une victoire en demi-teinte de la Chine ANALYSE - L’accès renouvelé au brut moyen-oriental offre à Pékin un répit indispensable. Mais une levée des sanctions contre l’Iran pourrait lui faire perdre un avantage énergétique clé. Cessez-le-feu en Iran : quel sera l’impact sur la croissance française ? DÉCRYPTAGE - Le gouvernement doit bientôt actualiser sa prévision de croissance pour 2 026. Avant que les prix des carburants ne s’envolent, il misait sur une hausse de 1 %. «Nous sommes à l’agonie» : en colère contre le gazole trop cher, les pêcheurs corses bloquent les ports Les marins de l’île protestent contre le prix du litre de carburant pour leurs bateaux, habituellement plus chers de 40 centimes que sur le continent. Les passagers des ferries ne pouvaient embarquer mardi. Fatih Birol, directeur de l’Agence internationale de l’énergie: «La crise actuelle est plus grave que celles de 1973, 1979 et 2022 réunies» ENTRETIEN - Fatih Birol, de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), recherche, en partenariat avec les gouvernements du monde entier, des moyens d’atténuer l’impact de la crise énergétique générée par la guerre en cours avec l’Iran. L’éditorial d’Yves Thréard : «Carburant, le syndrome de la cagnotte» Dès qu’une crise se profile dans notre pays, comme d’habitude, c’est vers l’État que se tournent les regards. Pourquoi les finances publiques ne profitent pas réellement de la hausse des prix des carburants DÉCRYPTAGE - Sébastien Lecornu a jeté le trouble en évoquant d’« éventuels surplus de recettes fiscales liés à la hausse du prix des carburants ». Au Japon, Emmanuel Macron plaide pour une « coalition des indépendants » face à l’Amérique et la Chine DÉCRYPTAGE - Le président français cherche des points d’appui stratégiques à Tokyo et à Séoul, deux alliés des États-Unis également bousculés par Washington sous le regard de Pékin. Guerre en Iran : en Europe, une dépendance à géométrie variable au pétrole et gaz du Golfe DÉCRYPTAGE - L’Italie, l’Allemagne ou la Pologne figurent parmi les États de l’Union européenne les plus fragilisés face au choc énergétique. L’Espagne et la France sont moins exposées.