Le président américain donne un ultimatum de cinq jours à l'
Iran pour sceller un accord, sans quoi les Etats-Unis reprendront leurs bombardements sur les infrastructures énergétiques. De son côté,
Téhéran nie l'existence de toute négociation. Le président des Etats-Unis
Donald Trump, le 23 mars 2026. (SAUL LOEB / AFP)
Donald Trump a fait volte-face : alors que le président américain menaçait de bombarder les centrales électriques iraniennes, si
Téhéran ne débloquait pas le détroit d'Ormuz lundi 23 mars dans la soirée, il a finalement repoussé l'échéance de cinq jours et affirme à présent que des négociations de paix sont en cours, avec un mystérieux interlocuteur iranien, pour trouver une issue rapide à cette guerre. Mais ces derniers rebondissements restent encore très flous. Les propos de
Donald Trump n'ont pas été confirmés à ce stade par
Téhéran, le ministre iranien des affaires étrangères parle même de "fake news".De son côté,
Washington maintient qu'il y a eu des discussions dimanche et lundi soir, au téléphone, entre les émissaires américains
Steve Witkoff et
Jared Kusher, et un haut responsable iranien, très respecté, qui dirige actuellement l’
Iran, mais pas le nouveau guide suprême
Mojtaba Khamenei. L'hypothèse du président du parlement iranien a été évoquée, mais celui-ci a démenti.Ces mystérieuses discussions sont bien avancées, d'après
Donald Trump, notamment sur la question du nucléaire iranien, et le président américain parle désormais d'"un changement de régime en cours pour l'
Iran". Il donne un ultimatum de cinq jours, jusqu'à ce samedi, pour arriver à un accord complet de sortie du conflit, faute de quoi, les Etats-Unis "continueront de bombarder allègrement" les infrastructures énergétiques iraniennes, affirme-t-il. Certains médias évoquent même une rencontre organisée entre les deux camps, une séance de négociation qui devrait se tenir dans le courant de la semaine à
Islamabad, au
Pakistan.Si les Iraniens refusent de confirmer de possibles discussions directes avec les Américains, plusieurs sources diplomatiques du Moyen-Orient affirment jouer les intermédiaires entre les deux camps. Des responsables égyptiens, turcs, omanais, pakistanais aussi donc, prétendent faire passer des messages ces derniers jours. Leur objectif : tenter d’éviter l’escalade promise par
Donald Trump, et surtout essayer d’obtenir le déblocage du détroit d’Ormuz, tant il fragilise l’économie mondiale.Mais tous ces intermédiaires reconnaissent que les positions des deux parties pour démarrer d’éventuelles négociations sont très éloignées. D'un côté, les Iraniens s'estiment en position de force dans la mesure où plus de 16 000 frappes menées contre eux depuis trois semaines n’ont pas abattu le régime, et ils gardent donc la main en bloquant Ormuz. Ils exigent ainsi de pouvoir percevoir un droit de passage pour chaque bateau traversant le détroit, le retrait des bases américaines dans la région du Golfe et des garanties solides que ni les Etats-Unis ni Israël ne vont pas recommencer à les attaquer à l’avenir.De son côté,
Donald Trump a besoin d’une sortie rapide de cette guerre, mais il veut pouvoir gagner sur au moins un de ses objectifs de guerre, à savoir le nucléaire iranien, le programme balistique, le changement de régime ou bien sûr la réouverture du détroit d’Ormuz. Reste à savoir à quel prix il devra la négocier. Pâtes, chocolat, céréales... Alerte sur une surexposition au cadmium Fusillade près d'une école : un homme abattu à Montélimar Guerre au Moyen-Orient :
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