"On peut s'attendre à de nouvelles hausses de tarifs dans les prochains mois, si la situation perdurait", a prévenu le président de la Fédération nationale de l'aviation et de ses métiers (Fnam) et PDG de
Corsair,
Pascal de Izaguirre. Publié le 07/04/2026 11:38 Mis à jour le 07/04/2026 11:50 Un avion Airbus A330-941 à
Marseille (
Bouches-du-Rhône), le 23 juin 2025. (URBANANDSPORT / NURPHOTO / AFP) La crise actuelle est un "choc pétrolier" qui provoque des hausses "inévitables" des prix des billets, ainsi que des annulations de vols, déclare mardi 7 avril dans La Tribune le président de la Fédération nationale de l'aviation et de ses métiers (Fnam) et PDG de
Corsair,
Pascal de Izaguirre. "Les hausses des prix des billets se généralisent et elles sont inévitables", affirme le porte-parole des compagnies aériennes en
France. Dans son interview au quotidien économique, il pointe du doigt l'augmentation du prix du kérosène, l'allongement des temps de vol, ainsi que la suspension pour certaines compagnies de destinations dans des pays interdits de survol. Le PDG de
Corsair souligne également le risque d'une pénurie de kérosène qui "pourrait se tendre dans les prochaines semaines". "On peut s'attendre à de nouvelles hausses de tarifs dans les prochains mois, si la situation perdurait", ajoute-t-il, précisant qu'aucun "réajustement rétroactif" des tarifs n'est possible.Le prix de la tonne de carburant est passé de 750 dollars (648 euros) avant le conflit à 1 900 dollars début avril, selon le président de la Fnam, qui explique que "la part du carburant dans les coûts d'exploitation des compagnies aériennes est ainsi passée de 25% à 45%". Le prix du pétrole a fortement augmenté depuis que les frappes américano-israéliennes contre l'
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Téhéran à réagir en fermant quasi complètement le détroit d'Ormuz, artère cruciale pour l'approvisionnement mondial en hydrocarbures.Ces hausses de prix du kérosène provoqueront, selon le président de la Fnam, des annulations de vol. "Aujourd'hui, si une compagnie aérienne constate qu'un vol dans un futur assez proche aura un coefficient de remplissage trop faible, et qu'il risque d'être lourdement déficitaire, alors elle peut préférer l'annuler." Selon
Pascal de Izaguirre, l'impact est déjà "fort pour les secteurs du tourisme" mais "très variable" pour les compagnies aériennes, certaines d'entre elles bénéficiant "d'un effet de report favorable aux destinations qu'elles desservent". "Nous nous opposons toujours aux frappes contre les infrastructures civiles et énergétiques" A 406 000 km de la Terre : le record des astronautes d'Artemis II Un ours aperçu sur des pistes de ski dans le Pyrénées Au Japon, une parade de pénis géants pour célébrer la fertilité Réforme des tickets-resto : les restaurateurs en colère On te répond : quel impact la guerre a en
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