Les Etats-Unis menacent de s'attaquer aux centrales électriques iraniennes si le détroit d'Ormuz n'est pas rouvert. L'
Iran, de son côté, s'en prend déjà aux centrales des pays du Golfe, mais pourrait accentuer les attaques. La marine iranienne parade dans le Golfe persique, devant la centrale nucléaire de Bouchehr, en avril 2024. (MORTEZA NIKOUBAZL / NURPHOTO / AFP)
Donald Trump au pouvoir iranien ne cesse d'envoyer des ultimatums au pouvoir iranien. Le président américain demande la réouverture du détroit d'Ormuz avant mardi 7 avril 20 heures (heure américaine, soit 2 heures du matin dans la nuit de mardi à mercredi), faute de quoi des frappes sur les infrastructures civiles pourraient avoir lieu. Dans son dernier discours,
Donald Trump menace même d'éradiquer "une civilisation entière". S'il entend frapper, comme annoncé, toutes les centrales électriques du pays,
Donald Trump se prépare à une longue campagne de bombardements. L'
Iran compte en effet 98 centrales électriques, réparties un peu partout sur son territoire, mais plus particulièrement dans l'ouest du pays. Et encore, ne sont ici répertoriées que les centrales produisant plus de 100 mégawatt d'électricité.La grande majorité de ces centrales de production d'électricité sont alimentées au gaz naturel, mais on compte tout de même quelques centrales à charbon, une quinzaine de centrales hydroélectriques et même un réacteur nucléaire, celui de Bouchehr, sur la côte du Golfe persique. Les ingénieurs russes qui opéraient ce réacteur ont été précipitamment évacués ces derniers jours, signe manifeste qu'il pourrait faire partie des cibles prioritaires des Américains. D'ailleurs la centrale de Bouchehr a déjà été prise pour cible, au risque de déclencher un accident nucléaire majeur qui pourrait contaminer toute la région.La logique militaire d'une campagne de bombardements visant "tous les ponts et centrales électriques", affirmait
Donald Trump, ne saute pas aux yeux. Bien sûr la production d'électricité contribue à faire tourner l'industrie militaire iranienne, mais elle est aussi indispensable à toute la vie du pays, notamment en zone urbaine. Sans électricité, il n'y a plus d'entreprises fonctionnelles, qu'il s'agisse de producteurs de carburant pour missiles mais aussi d'hôpitaux ou de simples boulangeries.Les Iraniens ont annoncé qu'ils riposteraient de manière identique sur toutes les infrastructures énergétiques de la région si les Américains lançaient une telle campagne. Mais avant même les ultimatums de
Donald Trump, ces attaques constituent déjà, avec la fermeture du détroit d'Ormuz, l'autre pièce maîtresse de la stratégie iranienne : viser les infrastructures de production, de raffinage et de transport d'hydrocarbures des pays du Golfe, principaux alliés des Américains dans la région.Si l'
Iran décide de s'en prendre en plus aux centrales de production électrique, on entre dans un tout autre mode d'escalade. Les Iraniens pourraient par exemple prendre pour cible la seule centrale nucléaire des pays du Golfe, à Barakah, aux Emirats arabes unis. Avec ses quatre réacteurs, elle peut produire à elle seule un quart de l'électricité nécessaire aux Emirats. A la clef, évidemment, un autre risque majeur d'accident nucléaire dans la région. Vinicius appelle Yamal à "poursuivre ce combat" contre le racisme "Nous nous opposons toujours aux frappes contre les infrastructures civiles et énergétiques" A 406 000 km de la Terre : le record des astronautes d'Artemis II Un ours aperçu sur des pistes de ski dans le Pyrénées Au Japon, une parade de pénis géants pour célébrer la fertilité Réforme des tickets-resto : les restaurateurs en colère On te répond : quel impact la guerre a en France ? "Il faut toujours rester maître de soi, dans une négociation, sinon c'est dangereux", rappelle l'ancien ambassadeur Philippe Etienne Comment "la bourle" est devenue la star des réseaux sociaux ? Dans les coulisses du sauvetage du soldat américain en
Iran Liban : les Casques bleus, témoins gênants du conflit Au moins 4 personnes tuées et 39 blessées dans une frappe israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth Lingots, montres... Le butin des criminels vendus aux enchères Robots tondeuses : les nouvelles stars des jardins Pâques : on a visité l'atelier de Patrick Roger, chocolatier et meilleur ouvrier de France Le deuxième pilote américain recherché en
Iran secouru "sain et sauf" Le Muséum national d'Histoire naturelle de Paris a besoin d'un milliard d'euros Plus d'une tonne de cocaïne cachée dans des sacs de terreau Guerre au Moyen-Orient :
Donald Trump promet de “déchaîner les enfers” sur l’
Iran si aucun accord n’est trouvé d’ici 48 heures.