Le 8 avril 2026 à 14h36 Le cessez-le-feu conclu cette nuit entre l’
Iran et les États-Unis ouvre à nouveau ce passage clé pour l’économie mondiale. Passer la publicité Passer la publicité Dans les ports du Golfe persique, au mouillage ou même en train de faire des ronds dans l’eau, ils sont plus de 800 navires impatients de quitter enfin la « prison » où ils sont retenus, avec quelque 20 000 marins civils bloqués à bord, depuis fin février. Tandis que près de 200 bateaux se préparent, à l’inverse, de l’autre côté du détroit, à y accéder pour déposer leurs cargaisons. L’accord conclu cette nuit entre Washington et Téhéran ouvre en effet à nouveau le passage d’Ormuz, quasiment fermé jusqu’ici par l’
Iran. Mais, le doute persiste. Quelques heures avant l’expiration du délai fixé par le président
Donald Trump mardi soir, heure américaine, les deux parties ont convenu d’un cessez-le-feu en échange d’une réouverture. Pour autant, des détails clés restent incertains : l’
Iran affirme avoir accepté de garantir deux semaines de passage en toute sécurité en coordination avec ses forces armées et dans le cadre de « contraintes techniques ».
Donald Trump a, de son côté, annoncé une « RÉOUVERTURE TOTALE, IMMÉDIATE et SÉCURISÉE ». Passer la publicité Soulagement et prudence Le président américain a déclaré dans un autre message publié sur les réseaux sociaux que les États-Unis « aideraient à gérer l’accumulation du trafic » et « resteraient dans les parages » pour garantir la fluidité du trafic. Les armateurs d’Asie, du Moyen-Orient et d’
Europe ont accueilli la perspective d’une réouverture avec à la fois soulagement et prudence. Mercredi matin, le trafic autour du détroit n’avait guère évolué, même si plusieurs armateurs ont indiqué avoir contacté leurs assureurs et leurs conseillers en sécurité, et mis des navires en attente. Ils ont demandé à rester anonymes compte tenu du caractère sensible de la question.« Nous suivrons la situation de près », indique un porte-parole deNippon Yusen Kabushiki Kaisha, l’une des plus grandes compagnies maritimes au monde, basée à
Tokyo. On ne rétablit pas les flux maritimes mondiaux en 24 heures. Les armateurs, les assureurs et les équipages doivent être convaincus que le risque a réellement diminué et qu’il n’est pas simplement en suspens
Jennifer Parker, professeur associée à l’Institut de défense et de sécurité de l’Université d’Australie occidentale Au cours des six dernières semaines, le trafic sur l’une des voies de communication énergétiques les plus fréquentées au monde s’est réduit à un filet, par rapport aux 100 à 135 navires qui y transitent quotidiennement en temps de paix. « On ne rétablit pas les flux maritimes mondiaux en 24 heures. Les armateurs, les assureurs et les équipages doivent être convaincus que le risque a réellement diminué et qu’il n’est pas simplement en suspens », pointe
Jennifer Parker, professeur associée à l’Institut de défense et de sécurité de l’Université d’Australie occidentale. « Si la circulation est pleinement rétablie et que l’on revient au trafic d’avant la guerre, la situation pourrait redevenir normale d’ici quelques semaines ou quelques mois... sous réserve que les infrastructures portuaires du Golfe puissent recevoir les navires entrants », précise au Figaro un spécialiste de la navigation maritime. 426 pétroliers bloqués Les navires transportant des produits énergétiques constituent une grande partie de la flotte bloquée dans le golfe, selon les données de la société de veille Kpler. On dénombre actuellement 426 pétroliers transportant du pétrole brut et des carburants, ainsi que 34 méthaniers et 19 navires transportant du gaz naturel liquéfié. Les autres navires transportent des marchandises sèches, telles que des produits agricoles ou métalliques, ou encore des conteneurs. « Ce n’est que le premier jour d’un cessez-le-feu provisoire. Nous allons probablement voir le régime contrôler qui passe, qui doit payer quoi, et qui se voit refuser le passage », précise Michael Pregent, ancien conseiller des services de renseignement américains. Trêve au Moyen-Orient : un millier de bateaux impatients de franchir le détroit d’Ormuz S'ABONNER Cessez-le-feu en
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Iran et d’autres acteurs du conflit au Moyen-Orient se livrent à une vraie bataille des récits pour revendiquer le succès de l’accord de trêve conclu mardi. Mais la réalité est plus complexe, relève l’historien Pierre Razoux. «Ses facultés mentales s’effondrent» : des élus américains invoquent le 25e amendement pour destituer
Donald Trump après ses propos sur l’
Iran Quatre-vingt-cinq démocrates de la Chambre des représentants ont demandé au vice-président JD Vance de destituer le président américain ce mardi. La rengaine s’est même propagée jusque dans les rangs de ses anciens soutiens. Stéphanie Roza et Amirpasha Tavakkoli : «La sécularisation de l’
Iran par le bas est la preuve que l’islam politique a échoué » GRAND ENTRETIEN - La philosophe et le politiste iranien publient Lumières et anti-Lumières en
Iran (PUF), un essai qui décortique le rapport contrarié des Iraniens à la modernité et à l’Occident. Celui d’un peuple qui aspire à la liberté mais a souffert des ingérences étrangères avant que
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Iran DÉCRYPTAGE - Le conflit et ses conséquences ralentissent significativement les activités de ce secteur, qui est le poumon économique de l’État hébreu.
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