Le 10 avril 2026 à 12h32 Une fanfare joue alors que les travailleurs de l’
Union des Rickshaws Awami célèbrent en tenant des affiches du chef d’état-major de l’armée du
Pakistan Asim Munir et du politicien
Bilawal Bhutto Zardari après que le président américain
Donald Trump a déclaré qu’il avait accepté un cessez-le-feu de deux semaines avec l’
Iran, à Lahore,
Pakistan, le 8 avril 2026. MURTAZA ALI / REUTERS Le chef de l’armée pakistanaise a contribué à convaincre l’
Iran et les États-Unis de conclure un cessez-le-feu après des semaines de médiation. Passer la publicité La relation entre
Donald Trump et le
Pakistan avait mal commencé. Quand l’homme d’affaires arrive à la Maison-Blanche en 2016, il déverse sa colère sur
Islamabad qui soutient les talibans contre les troupes américaines en Afghanistan. « Les États-Unis ont donné 33 milliards de dollars au
Pakistan depuis quinze ans. En retour, nous n’avons récolté que des mensonges », déclare-t-il. Il veut en finir avec cette guerre aux allures de bourbier. Après sa réélection en 2024, le
Pakistan est le cadet de ses soucis. Il est accaparé par la Chine, l’immigration et le déficit de la balance commerciale. Sans oublier le conflit en
Ukraine qu’il a juré de stopper en 24 heures. Moins d’un an et demi plus tard, le revirement est spectaculaire. Le vice-président
JD Vance ainsi que les émissaires de Trump, Jared Kushner et Steve Witkoff, seront à
Islamabad pour négocier avec les Iraniens à partir de samedi. Un homme est largement responsable de cette victoire diplomatique pakistanaise : le maréchal… Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 84% à découvrir. Vous avez envie de lire la suite ? Débloquez tous les articles immédiatement. Déjà abonné ? Connectez-vous Guerre au Moyen-Orient : le maréchal
Asim Munir, coqueluche de
Donald Trump et cheville ouvrière des négociations au
Pakistan S'ABONNER « Nous ne sommes pas allés assez loin » : à Haïfa, les Israéliens veulent continuer la guerre contre le
Hezbollah REPORTAGE - Dans les marchés, sur la plage ou face aux immeubles détruits, les habitants de Haïfa expriment une même inquiétude : celle d’une guerre arrêtée trop tôt. En Israël, 77% de la population souhaite que la guerre contre le
Hezbollah continue. «This War Isn’t Over» — Philippe Gélie on the
Iran Ceasefire Le Figaro’s foreign editor says the gap between the American and Iranian interpretations of the accord, with each claiming victory, creates room for dangerous misunderstandings. « Quelle est leur défense, à part me traiter d’acteur raté ? » : nouvelle passe d’armes entre George Clooney et la Maison-Blanche L’acteur a dénoncé les menaces de
Donald Trump de détruire une « civilisation entière » en
Iran en cas de non-respect de son ultimatum adressé aux mollahs. Des critiques peu aux goûts de l’administration. Jean Pruvost, éminent linguiste, décrypte pour Le Figaro des termes de l’actualité. Cette semaine, avec le cessez-le-feu en
Iran, il a choisi de s’intéresser à cette expression. Après le cessez-le-feu, les pays du Golfe s’inquiètent d’un
Iran revigoré par la trêve DÉCRYPTAGE - Ils redoutent que les États-Unis cèdent dans les négociations à venir entre Washington et Téhéran. « Trump nous laisse en pâture à un pouvoir revanchard » : entre soulagement et inquiétude, les Iraniens craignent une vague de répression RÉCIT - Alors que Washington et Téhéran revendiquent tous les deux la victoire, les Iraniens estiment être les grands perdants du cessez-le-feu. Ils craignent que le régime, fragilisé mais toujours en place, ne leur fasse payer le prix de cette guerre. Seul le temps fera émerger un vainqueur du brouillard de la guerre américano-israélienne en
Iran ANALYSE - Parce qu’il a réussi à survivre et à prendre le contrôle du détroit d’Ormuz, Téhéran paraît être le principal gagnant de la guerre. Mais cette victoire apparente survivra-t-elle aux négociations et au temps ? Après cinq semaines de bombardements contre l’
Iran,
Donald Trump crie victoire sans avoir atteint ses objectifs RÉCIT - Le régime des mollahs a survécu et le casse-tête de la navigation dans le détroit d’Ormuz s’ajoute à celui du programme nucléaire iranien. «Même son allié chinois est très réticent»: quelles seraient les conséquences d’un péage iranien dans le détroit d’Ormuz ? DÉCRYPTAGE - L’
Iran est parvenu à prendre le contrôle de ce passage stratégique et y a instauré un péage, malgré l’opposition des États-Unis. Téhéran compte pérenniser ce système. Pierre Lellouche : « Derrière le cessez-le-feu en
Iran, un désastre stratégique pour Trump et l’Occident » TRIBUNE - Le cessez-le-feu de deux semaines annoncé par
Donald Trump, dans la nuit de mardi à mercredi, est loin d’être le signe du triomphe de la puissance militaire américaine, comme l’affirme la Maison-Blanche, explique l’ancien ministre, notamment parce que le régime iranien en sort renforcé.