Le 11 avril 2026 à 09h18 Le vice-président américain a atterri dans la matinée à
Islamabad pour mener la délégation américaine, accompagné de l’émissaire spécial
Steve Witkoff et de
Jared Kushner, gendre de
Donald Trump. Passer la publicité Passer la publicité Le vice-président américain
JD Vance est arrivé ce samedi au
Pakistan, où doivent se tenir, dans un climat de méfiance mutuelle, des négociations entre les États-Unis et l'
Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient après six semaines de conflit.
JD Vance a atterri dans la matinée à
Islamabad - devenue ville fantôme sous haute sécurité - pour mener la délégation américaine, accompagné de l'émissaire spécial
Steve Witkoff et de
Jared Kushner, gendre de
Donald Trump. Il a été accueilli par le puissant chef de l'armée pakistanaise
Asim Munir à son arrivée à la base aérienne de Nur Khan. À la tête d'une délégation de plus de 70 personnes, l'influent président du Parlement iranien,
Mohammad Bagher Ghalibaf l'avait précédé vendredi soir au
Pakistan. Avant le début des discussions, dont le calendrier n'est pas connu, chaque camp a lancé ses mises en garde. «Nous avons de bonnes intentions, mais nous ne faisons pas confiance», a déclaré Bagher Ghalibaf, à son arrivée. Les négociations passées avec les États-Unis se sont toujours finies par «des échecs et des promesses brisées», a appuyé le responsable, cité par la télévision d'État iranienne. Une rencontre entre sa délégation et le premier ministre pakistanais est prévue à 13 heures locale (8 heures GMT), a rapporté l'agence iranienne Tasnim. Passer la publicité Vance veut «essayer de mener des négociations positives» De son côté, avant d'embarquer dans l'avion,
JD Vance a averti l'
Iran: «s'ils tentent de se jouer de nous, ils verront que notre équipe de négociation ne se montrera pas très réceptive», a-t-il déclaré. Il a néanmoins assuré «essayer de mener des négociations positives». Tout comme le principal médiateur dans les discussions, le premier ministre pakistanais
Shehbaz Sharif. «En réponse à mon invitation sincère, des dirigeants des deux pays viendront à
Islamabad, où des négociations se tiendront pour instaurer la paix», a-t-il déclaré vendredi dans une allocution à la nation. Mais il a prévenu qu'après le cessez-le-feu temporaire de deux semaines arraché dans la nuit de mardi à mercredi, «une étape encore plus difficile nous attend désormais: instaurer une trêve durable et résoudre des questions délicates par la voie diplomatique». «C'est cette étape que l'on appelle en anglais “make or break” (ça passe ou ça casse)», a-t-il ajouté. À lire aussi «Nous sommes certainement prêts à tendre la main» : à
Islamabad, la fragile ouverture des négociations de paix entre les États-Unis et l’
Iran 20 millions de volontaires pour défendre l’
Iran La télévision d'État iranienne a diffusé des images de l'arrivée de la délégation du pays au
Pakistan, tout en précisant que le cap des 20 millions de personnes inscrites en ligne pour se porter volontaires afin de défendre l'
Iran en cas de reprise du conflit avait été franchi. En
Iran, pays qui subit une coupure internet imposée par les autorités qui a désormais dépassé la durée record de 1000 heures, des habitants ont témoigné auprès de l'AFP de leurs doutes sur l'issue des négociations. «On ne devrait pas prendre Trump aussi au sérieux. Il veut rayer une civilisation de la carte et douze heures plus tard, met en place un cessez-le-feu qui ne repose sur rien», a résumé un habitant de 30 ans, s'exprimant sous couvert d'anonymat. Ayant multiplié les ultimatums, menaces et revirements depuis le début de la guerre le 28 février, le président américain a affirmé vendredi que l'
Iran n'avait «aucune carte en main» pour négocier autre que le détroit d'Ormuz. Ce passage maritime stratégique pour livrer le pétrole du Golfe dans le monde, verrouillé presque totalement par l'
Iran en représailles, sera «bientôt ouvert», a affirmé
Donald Trump. «Ça va s'ouvrir automatiquement» car l'
Iran «ne se fait pas d'argent sinon», a-t-il estimé. L'attentisme des marchés face à une telle perspective est néanmoins resté de mise, avec le prix du baril de pétrole repassant timidement en dessous des 100 dollars à la fermeture vendredi. Pourparlers Liban-Israël mardi L'
Iran affirme avoir posé deux préconditions aux négociations: «un cessez-le-feu au Liban», pilonné par Israël, et «le déblocage des actifs de l'
Iran», a insisté M. Ghalibaf. Depuis la conclusion de la trêve, Téhéran et Washington s'opposent sur la question de l'inclusion du Liban dans un accord de paix. Israël est déterminé de son côté à y continuer sa lutte contre le Hezbollah pro-iranien. Passer la publicité Selon la présidence libanaise, des pourparlers doivent avoir lieu mardi entre le Liban et Israël à Washington, le premier ministre israélien ayant donné son feu vert à des «négociations directes». Le Hezbollah a rejeté cette initiative, appelant à ne pas faire de «concessions gratuites» à Israël, qui, par la voix de son ambassadeur aux États-Unis, a, lors de discussions préparatoires, «refusé de discuter d'un cessez-le-feu avec l'organisation terroriste Hezbollah». Guerre au Moyen-Orient :
JD Vance au
Pakistan pour des négociations avec l'
Iran S'ABONNER Guerre au Moyen-Orient : le maréchal
Asim Munir, coqueluche de
Donald Trump et cheville ouvrière des négociations au
Pakistan Le chef de l’armée pakistanaise a contribué à convaincre l’
Iran et les États-Unis de conclure un cessez-le-feu après des semaines de médiation. Conflit régional, rencontre au Xinjiang... La Chine tente une médiation entre Kaboul et
Islamabad DÉCRYPTAGE - Le conflit entre l’Afghanistan et le
Pakistan, occulté par la guerre au Moyen-Orient, pourrait avoir des répercussions significatives dans la région. Comment le
Pakistan s’est imposé comme un médiateur entre l’
Iran et les États-Unis DÉCRYPTAGE - Bien vue par la Maison-Blanche, cette puissance nucléaire est liée à l’Arabie saoudite par un accord de défense. Elle veut à tout prix éviter une escalade qui embraserait le golfe Persique. Guerre au Moyen-Orient : pourquoi le
Pakistan émerge comme médiateur entre les États-Unis et l’
Iran ENTRETIEN - Selon la presse américaine,
Islamabad a joué un rôle d’intermédiaire pour résoudre le conflit au Moyen-Orient, en transmettant la proposition de paix des Américains aux Iraniens - avant que ces derniers ne la refusent. Le
Pakistan franchit un cap dans son escalade militaire contre l’Afghanistan
Islamabad veut punir les talibans afghans pour leurs liens avec la mouvance djihadiste pakistanaise. Mardi, une frappe en plein Kaboul aurait fait 400 morts. « Nous vengerons chaque goutte de sang de nos martyrs » : l’audace de l’insurrection baloutche déstabilise le
Pakistan DÉCRYPTAGE - L’Armée de libération du Baloutchistan a lancé une offensive contre des symboles de l’État et l’armée à travers la province, vendredi 30 et samedi 31 janvier. Les combats ont fait 193 morts, du jamais-vu. Drones, djihadistes et frontière pachtoune : la guerre de l’ombre d’
Islamabad en Afghanistan contre les talibans pakistanais REPORTAGE - Depuis le retrait américain en 2021, les talibans abritent un groupe djihadiste, le TTP, qui multiplie les attentats au
Pakistan. Celui-ci riposte par des bombardements sur le sol afghan. «La cuisine permet de rassembler des gens d’origine et de culture différentes autour d’une table»: Shiza Shahid, entrepreneuse militante PORTRAIT - Après avoir cofondé avec Malala Yousafzai, la plus jeune Prix Nobel de la paix, un fonds dédié à l’éducation des filles, cette Californienne a créé une marque d’ustensiles de cuisine, lancée le mois dernier en France. Afghanistan-
Pakistan : un cessez-le-feu après l’escalade Cette trêve intervient alors que l’Inde et Kaboul opèrent un rapprochement de nature à inquiéter
Islamabad. Afghanistan-
Pakistan : le soutien aux djihadistes, pomme de discorde entre Kaboul et
Islamabad Après de premiers combats la semaine dernière, mercredi a été le théâtre d’affrontements entre le
Pakistan et les talibans. Un cessez-le-feu de 48 heures a été signé le même jour. En arrière-plan, le réchauffement entre Delhi et Kaboul crispe
Islamabad.